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Mardi 30 octobre 2007

On s’en doute depuis la fusion Canal + / TPS, mais c’est officiel depuis maintenant deux mois : deux camps se sont formés concernant le futur appel d’offres des droits TV du championnat de L1. D’un côté la LFP, propriétaire des droits et qui cherche à maximiser leur valeur afin de pérenniser l’équilibre de la Ligue 1 ; de l’autre, Canal +, actuel diffuseur exclusif et qui compte sur la fusion précitée pour réduire l’investissement nécessaire à leurs obtention pour la prochaine période.

Le contexte

Lors de la dernière consultation, Canal + avait frappé fort en obtenant l’exclusivité des droits pour la période 2005-08. Le groupe de Bertrand Méheut s’était en effet donné les moyens de battre TPS en proposant une somme globale de 600 M€, soit 60% de plus que pour la saison 2004/05.

Avec le rachat de TPS, Canal s’attend donc à réduire son investissement.

Les clubs de L1 sont victimes d’une incontestable dépendance vis-à-vis des droits TV. Sur l’ensemble de la L1, ces derniers représentent pas moins de 58% des recettes, devant le sponsoring 18% et la billetterie 13%.

Une baisse des ces droits mettraient sérieusement en péril l’équilibre financier de la plupart des clubs, ce qui ne serait guère du goût de la DNCG.

La Ligue, quant à elle, sait que Canal + dépend énormément du football. L’obtention de l’exclusivité lors de la dernière consultation leur avait d’ailleurs permis de voir le nombre d’abonnés augmenter significativement. Elle mise également sur le développement massif de nouveaux supports potentiels (chaînes de la TNT, téléphonie mobile…).

Le challenge pour la Ligue est donc d’augmenter la valeur de la L1 (600 M€), tout en garantissant une visibilité maximum du championnat.

Par JJD - Publié dans : Sport - football
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Mercredi 20 juin 2007

Chaque saison, l’ensemble des clubs professionnels se fixent des objectifs en terme de résultats. Ces derniers étant très souvent fonction budget annuel du club. En effet, les clubs briguant les places en Ligue des Champions, ou tout du moins les billets qualificatifs pour les coupes Européennes, matérialisent leurs ambitions en se donnant les moyens de réussir, et cela passe forcément par l’investissement (transferts, salaires, infrastructures…).

Dès la fin du moi de mai, lorsque le rideau se referme sur la L1, ces mêmes clubs réalisent le bilan de la saison écoulée, en se basant cette fois sur le classement, et donc sur le nombre de points obtenus. Nous allons donc identifiés ici la pertinence de l’utilisation du budget de l’ensemble des clubs de l’élite, en se basant sur les résultats obtenus. Et les surprises ne se font pas attendre…

Le titre de Champion est attribué à… LORIENT!!!! Le FC NANTES reste sans surprise la lanterne rouge. En effet, lorsque le club merlu investit 0,42 M€ pour obtenir un point, les canaris ont besoin de dépenser 1,47 M€. Le calcul est simple : le FCNA disposait d’un budget de 50M€ et a obtenu 34 points (50/34 = 1,47).

Il est maintenant intéressant de constater que nos fleurons nationaux, autrement dit nos futurs représentants à la plus prestigieuse des compétitions européennes (Lyon et Marseille), sont à la traîne dans ce classement révélateur de la pertinence des investissements réalisés.

Ces statistiques sont à prendre avec du recul puisqu’il est indéniable que si vous demandez à Messieurs Diouf et Aulas s’ils estiment avoir trop dépensé pour arriver là où ils sont, aucun ne vous répondra par l’affirmative. Au final, ce tableau nous permet surtout de souligner les gaspillages des clubs tel que le PSG, l’AS Monaco et surtout le FC Nantes, qui malgré des budgets conséquents (respectivement 70 M€, 50 M€ et 50 M€) ont terminé aux 15ème, 9ème et 20ème places de L1. Il met également en évidence les bons gestionnaires de L1 qui auront sans doute les félicitations de la LFP et de la DNCG.

Mention très bien pour Toulouse qui, en décrochant la 3ème place, a également l’opportunité de prendre place dans la cour des grands clubs européens. Cette qualification est à souligner puisque le TFC disposait du 12ème budget du championnat !

TOP :

- Lorient , avec 20,5 M€ de budget a terminé 14ème (49 points), soit 0,42 M€ dépensés par point.

- Nancy, avec 22 M€ de budget a terminé 13 ème (49 points), soit 0,45 M€ dépensés par point.

- Toulouse, avec 34 M€ de budget a reminé 3ème (58 points), soit 0,59 M€ dépensés par point.

FLOP :

- PSG, avec 70M€ de budget a terminé 15ème de L1 (48 points), soit 1,46 M€ dépensés par point.

- AS Monaco, avec 50 M€ de budget a terminé 9ème de L1 (51 points), soit 0,98 M€ dépensés par point.

- FC Nantes, avec 50 M€ de budget également, a terminé dernier (34 points), soit 1,47 M€ dépensés par point.

JJD (Plus d'articles sur www.julienjd.net)

 

Par JJD - Publié dans : Sport - football
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Vendredi 30 mars 2007

Le rapport annuel de la Ligue de Football Professionnel sur la « situation du football professionnel français » publie le tableau de synthèse des répartitions des droits TV pour la Ligue 1 pour la saison 2005/06. Je vous propose ici d’analyser les différences de traitement selon les clubs et les critères de répartition.

Pour comprendre dans le détail, il convient de rappeler que le groupe Canal + a déboursé la somme record de 660 millions d’euros par saison pour acquérir l’exclusivité des droits de diffusions des matches sur le territoire français des saisons 2005/06 2006/07 et 2007/08 (cf articles « Canal +, le retour sur investissement est-il possible? » ; « Fusion Canal + TPS : un danger pour le football français »). Cette hausse de 60% a ravit l’ensemble des clubs de l’élite, pour qui les droits TV représente un part considérable de leur revenu (49% pour l’Olympique Lyonnais en 2005*).

Une fois le contexte (re)présenté, nous allons désormais attaquer la parties analyse. Et comme les clubs de football sont souvent comparés sur la base de classements, nous allons donc réaliser des analyses basées sur le croissement de classements spécifiques.

*Source Deloitte & Touch

1er constat :

« Promus et jeunes promus »

Sans surprise, les clubs promus disposent des budgets les plus faibles de L1. Seul Nancy (malgré une qualification en coupe UEFA) Le Mans et Troyes, tous trois promus la saison dernière, ont des budgets proches ou équivalents de ceux de Valenciennes, Sedan et Lorient.

Aucune surprise non plus dans le fait d’apprendre que l’Olympique Lyonnais est l’équipe percevant le plus de droits TV et disposant du plus gros budget de L1.

 

2nd constat :

« Des dépendances variables mais systématiques »

La dépendance vis à vis des droits TV est très différentes selon les clubs. En effet, les gains relatifs aux droits TV (2005/06) représente 38,6% du budget (2006/07) à Lyon, alors qu’ils représentent plus de 88% pour Lille. Le sponsoring, le merchandising et la billetterie sont les autres principales ressources des clubs, mais ne sont pas suffisantes à ce jour pour diminuer la dépendance vis à vis des droits TV. Les projets, mis en place par Lyon ou Lille de devenir propriétaires de leurs enceintes et d’en faire de véritable lieux de vie, leurs permettront d’accroître leurs revenu « hors football » et donc d’équilibrer la répartition de leurs budget.

3ème constat :

« Canal + / Paris, l’entraide indirecte ? »

Même si les soupçons n’ont plus lieu d’être (Canal + s’étant désengagé du PSG), le fait de voir que le PSG est le club le plus diffusé sur Canal +, devant Lyon et Marseille, alors que le club a terminé dans une zone sans enjeu (9ème place) laisse perplexe. En effet, le nombre de diffusion est un des critères de répartition, le club de la capitale, qui appartenait à Canal +, avait donc un intérêt certain à se voir choisir par le diffuseur exclusif de la L1…

4ème constat :

« Bien classé ne signifie pas médiatique »

Lors de ses choix de retransmission, le groupe Canal + cherche à maximiser son audience. Et paradoxalement, l’audience ne se fait pas uniquement avec les mieux classés, mais surtout avec les clubs dit médiatiques. Lille et Bordeaux, respectivement second et troisième du championnat, en ont fait les frais puisqu’ils ont été moins présents sur les chaînes de Canal + que Paris (9ème), Marseille (5ème), Lens (4ème) et Monaco(10ème).

5ème constat :

« Canal+ et Canal+Sport, chacun son profil de clubs »

Paris, Lyon et Marseille, les « préférés » de la L1, dépassent tous la barre des vingt diffusions sur Canal +. Ils sont suivi de très loin par St-Etienne et Bordeaux qui atteignent péniblement les dix diffusions alors que Le Mans et Troyes doivent certainement leur seule diffusion sur la chaîne premium à l’obligation de Canal + de diffuser un match à domicile de chaque équipe.

Toutefois, ces ténors de la chaîne premium sont également les oubliés de la chaîne « Sport » du groupe Canal. Cette fois-ci, c’est Lens et Monaco qui prennent les premières places sur cette chaîne avec huit retransmissions, devant Rennes(5), Nantes (4) et Auxerre (4).

6ème constat :

« 660 = 460 ! »

Comme nous l’avons vu précédemment, Canal s’est engagé à investir 660 M€ par saison. Pourtant, s’il on additionne les montants perçus par les clubs de L1, on retrouve 460 M€ ! Ceci n’est certainement pas du à un oubli de la part de Canal + mais plutôt au fait que la Ligue s’est réservé une partie du gâteau pour ses frais de fonctionnement. L’UEFA procède de la même manière en ce qui concerne la C1 puisqu’elle encaisse 610 M€ et en redistribue 433 M€ aux clubs participants. 

Par JJD - Publié dans : Sport - football
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Lundi 18 décembre 2006

Le football, tout le monde le sait, est entrée depuis déjà quelques années dans l’univers du business. Le transfert de Zidane au Real Madrid pour 75 M€, le salaire de Thierry Henry (164 000 € par semaine, hors sponsors), le prix du nouveau stade d’arsenal (525 M€), le montant des droits TV Français (1,8 milliards sur trois ans) sont autant d’exemple qui le prouve.

En comparaison, le rugby, dont les droits de retransmission atteignent péniblement 19,7 M€, fait figure de sport secondaire. Toutefois, ce sport voit sa popularité grandir de semaine en semaine. L’image est extrêmement positive (ambiance, respect), et nombreux sont ceux qui se prennent au jeu (supporters, téléspectateurs…). Et qui dit engouement populaire dit forcément intérêts pour les investisseurs à la recherche de visibilité.

Le Stade Français est le club qui incarne ce rugby nouvelle génération, et même s’il est décrié par les puristes, le club est en train de se construire sur le modèle du sport business en place dans le football. Bruno Molinas, le PDG ne s’en cache pas : « D'abord, il s'agit de fidéliser les abonnés et d'accueillir un nouveau public qui n'est pas forcément féru de rugby (femmes, jeunes). Puis conquérir d'une manière sélective des entreprises-partenaires du club dans un bassin (l'Ile-de-France) extrêmement riche. » En effet, le calendrier des Dieux du Stade, les 45 sponsors adhérents au « business club », le recrutement de spectateurs avec les matches au Parc de Princes ou au Stade de France, les maillots roses, sont autant d’opérations, inhabituelles chez les clubs de rugby, visant à séduire le public, et indirectement les sponsors.

Et les résultats sont là puisque le Stade Français présente d’excellents résultats en matière d’affluences et d’audience TV depuis le début de la saison, et le sponsoring représente déjà 30% de son budget. Seulement, même si ce genre de stratégie permettra sans doute aux clubs et au rugby de se développer, on peut se demander si cela ne va pas, comme dans le football, rapidement prendre des proportions exagérées et finir par dénaturer ce sport.

Il est également vrai qu’à l’heure actuelle, seul le Stade Français devance largement ses confrères au niveau du business, mais les futurs résultats de l’attribution de droits TV afficheront certainement les nouvelles lignes de ce que sera le rugby dans les années à venir. Et nul doute que l’on sera proche du modèle du football, là ou l’argent est roi.

Affaire à suivre…

JJD

 

Par JJD - Publié dans : Sports
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Vendredi 6 octobre 2006

A la sortie d’une coupe du monde Allemande qui a passionné les téléspectateurs, l’UEFA prépare minutieusement son Euro 2008, l’équivalent de la coupe du monde à l’échelle européenne, avec les pays organisateurs, la Suisse et l’Autriche.

Pour ce faire, la première instance footballistique européenne a attribué à Sportfive la gestion exclusive des droits télévisés. Spécialiste en la matière, la société fondée par Gérard Darmon compte bien mettre en avant les excellentes audiences de la coupe du monde afin de maximiser ses profits en revendant ses droits aux médias des différents pays intéressés. Elle vient d’ailleurs de trouver un accord avec TVR pour la diffusion de la compétition en Roumanie.

Pourtant, dans l’hexagone, les négociations s’annoncent plus compliquées que prévu. En effet, TF1 et M6 semblent vouloir rester sobre dans leurs propositions. Les deux groupes ne souhaitent pas revivre une confrontation comme celle entre TPS et Canal Plus pour l’attribution des droits du championnat de ligue 1. Nul besoin de rappeler que Canal Plus avait remporté l’appel d’offres en proposant plus de 600 millions d’euros par saison, un investissement qui avait placé le groupe de Bertrand Méheut dans une position financière délicate.

A ce jour, aucun accord n’a donc été trouvé entre le détenteur des droits et les médias intéressés. Il est peu probable qu’une telle compétition ne soit pas retransmise sur nos écran, mais on constate tout de même que le foot business, même s’il continue à se développer dans d’autres secteurs comme la bourse, tend à se « raisonnabiliser » au niveau des droits TV.

 

Liens :

Sportfive

Euro 2008

TPS

Canal Plus

TVR

Fusion Canal + TPS : un danger pour le football français? (15/12/2005)

Canal +, le retour sur investissement est-il possible? (13/12/2005)

Par JJD - Publié dans : Marketing
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Vendredi 28 avril 2006

Malamine Koné, président fondateur de la marque Airness , vient de fêter ses six ans d’existence. Cet anniversaire était à la hauteur du succès de la marque avec des personnalités en tout genre (Papin, Giresse, Guy Roux, Mahyar Monshipour…) avec comme théâtre le stade de France. En effet, en si peu d’année, la panthère (logo d’Airness) s’est développé dans de nombreux domaines : Sportswear, équipementier extra-sportif avec entre autres Drogba et Cissé, équipementier sportif avec les clubs de Nantes, du Stade Rennais, de Boavista, mais également l’équipe national du Mali en attendant Lille, Auxerre et Fulham dans les saisons à venir. Mais l’ambition d’Airness ne s’arrête pas là puisqu’elle s’attaque désormais au monde du basket (SLUC Nancy) et du rugby (SC Bourgoin-Jallieu).

Et là ou Koné affiche des ambitions que l’on peu jugé démesurées (quoique), c’est en annonçant sa volonté de poser sa griffe sur les maillots de l’équipe de France et de celle du Cameroun, deux institutions du monde du football. « L’équipe de France doit être équipée par un marque Française », voici l’argument du fondateur de la marque qui avait fait sourire les ténors du marché tel que Nike Adidas et Puma à ses débuts.

Il n’empêche qu’aujourd’hui, la panthère dévorre petit à petit les parts de marché de ces acteurs historiques.

Liste non exhaustive du tableau de chasse d’Airness depuis son lancement:

Football : Stade Rennais, FC Nantes Atlantique, Valenciennes FC,  Boavista, Lille (dès 2006/07), RC Genk (dès 2006/07),  Fulham (dès 2006/07), Auxerre (dès 2007/08). Equipe national du Mali, de la Guinée, du Congo

Personnalités : Djibril Cissé, Didier Dorgba, Sylvain Wiltord, Sébastien Frei, Daniel Van Buyten, Luis Fernandez, Guy Roux, Mahyar Monshipour

Basket :SLUC Nancy, Levallois

Rugby : SC Bourgoin-Jallieu

Par JJD - Publié dans : Sport - football
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Dimanche 16 avril 2006

Patrick Partouche, président du groupe Partouche souhaite intenter une action en justice, par le biais du syndicat moderne des casinos de France, contre l’état. Il souhaite que l’autorisation, accordée à la Française des jeux et au PMU, de proposer leurs jeux en ligne soit étendue aux jeux des casinos Français. En effet, la loi impose que les activités de casinos se déroulent uniquement dans des lieux clos, excluant ainsi toute présence sur le réseau internet.

Cependant, ce système fait partie des nombreuses organisations « à la française ». En effet, il existe déjà une offre dans le domaine des casinos online, cependant les propriétaires sont issus de pays où aucune loi n’interdit ce genre de pratique. Ces jeux n’étant (officiellement) pas destinés aux internautes français.

De plus, la récente annonce de PMU, qui lancera prochainement un service permettant de parier sur les courses depuis un téléphone mobile, risque d'augmenter encore le niveau de frustation de Patrick Partouche.

En cas de décision défavorable, le groupe Partouche se dit près à lancer un second casino, géré directement depuis Gibraltar pour contourner l’interdiction. En effet, internet étant un outil mondial, ce genre d’interdictions, même si elles ont pour but de lutter contre le blanchiment d’argent, peuvent aisément être contourné sans être violées. 

JJD

Par JJD - Publié dans : Economie
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Mardi 11 avril 2006

Absent pendant de longues années du paysage audiovisuel footballistique français, M6 a depuis manifesté son intention d’accorder une plus grande place au ballon rond dans sa grille de programmes. Canal Plus et TF1, les protagonistes historiques du milieu, doivent donc faire face à un nouveau challenger ambitieux.

M6 participe désormais à la plupart des appels d’offres concernant le football, qu’il s’agisse du championnat de ligue 1 Orange, de l'émission hebdomadaire (Téléfoot), des coupes nationales et européennes et même de l’Equipe de France.

Et les résultats sont là : la chaîne diffuse depuis 2004 la finale de la coupe de l’UEFA. De plus, séduit par les audiences de cette saison (4,1 millions de spectateurs ont suivi la finale de la coupe Intertoto opposant l’OM à La Corogne), elle vient de re-signer avec l’Olympique de Marseille un contrat de trois ans pour la diffusion de ses matches à domicile en coupe d’Europe (Intertoto, UEFA et phase qualificatives de la ligue des champions). Mais sa plus belle réussite reste l’acquisition des 31 matches (sur 64) de la prochaine coupe du monde en Allemagne.

Cependant, même si ces succès lui permettent d’acquérir une certaine crédibilité, on constate également les difficultés pour M6 de s’imposer comme acteur majeur du secteur. En effet, Canal Plus et TF1 n’ont aucun mal à l’écarter de leurs « marchés prioritaires » (Téléfoot et l’Equipe de France hors phases finales pour TF1 et la ligue 1 Orange pour Canal). Le groupe vient même de se faire doubler par un duo inédit constitué d’Eurosport et France Télévisions pour l’attribution des droits pour la coupe de France.

Seulement, bien que devant encore se contenter d’un rôle de trouble fête sur les appels d’offres majeurs, on peut imaginer une stratégie visant à obtenir les marchés secondaires (UEFA, coupes nationales, championnats étrangers…) délaissés par les ténors afin gagner en expérience et en crédibilité, avant de les attaquer de front sur les compétitions les plus rentables.

JJD

 

 

 

Par JJD - Publié dans : Sport - football
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