La nouvelle définition des stades

Publié le par JJD

La rénovation ou la construction d’un stade nécessite un investissement important de la part des clubs, des collectivités (et aussi des contribuables…). Et le rentabiliser est extrêmement difficile principalement à cause du fait qu’il n’est utilisé que toutes les deux semaines (sans compter les coupes). Les clubs Anglais l’ont bien compris et ont mis en place des solutions qui intéressent de plus en plus les clubs de l’hexagone.

Prenons l’exemple de Manchester United qui utilise son stade, Old Trafford, pour l’organisation des matches à domicile évidement mais pas seulement. En effet, c’est également un centre de conférence mis à la disposition des entreprises pour leurs séminaires et autres réceptions ; Il accueille également la boutique officielle ainsi que le musée du club ; on y trouve également un bar.

Les clubs français ont encore trop l’habitude d’utiliser leur stade uniquement les soirs de match. Manchester est un bon exemple mais on peut également envisager l’ouverture de restaurants, de discothèques, de magasins voire même d’hôtels. Ainsi les stades ne seraient plus de gigantesques structures vides les trois quart du temps mais deviendraient de véritable lieu de vie et surtout seraient rentables.

Une autre solution pour diminuer le coût d’un stade est de faire participer des investisseurs privés au travers du « naming. » On peut définir le naming comme le baptême du stade, à ceci prêt que le nom est souvent celui de l’investisseur. On le voit déjà à Arsenal ou le futur stade portera le nom « Emirates Stadion», le Bayern Munich reçoit désormais ses adversaire à « l’Allianz Arena », Bolton au « Reebok stadium. » Benfica a également mis en vente le nom de son stade, le montant : 5 millions d’euros par saisons.

Ainsi, en 2013, on peut imaginer qu’un supporter vienne à « l’Adidas Park » (nouveau nom du stade vélodrome de Marseille) en début d’après midi afin de faire quelques achats à la boutique officielle mais aussi chez Sport 2005 et Multisport avant de retrouver ses amis au « Phocéen » (le bar du stade). Afin de ne pas s’installer en tribune le ventre vide, tous décident de s’arrêter au « Vel’ » (le restaurant du stade). Après le match, notre petit groupe décide de retourner fêter la victoire au Phocéen avant de finir la soirée au « Maracana » (la discothèque du stade). Conscient d’avoir abusé de la boisson locale, nos supporters préfèrent dormir sur place au « Mistral », l’hôtel du stade. Le lendemain, avant de repartir, le groupe d’amis décide de finir en beauté en visitant le musée du club. Seulement ce dernier est fermé car l’Adidas Park prépare le congrès national d’archéologie sous-marine et l’INRA (Institut National de Recherche Aquatique) a souhaité réservé également le musée.

JJD

PS : tous les noms de la fiction ont été imaginés

Publié dans Sport - football

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Hé, les gars! 03/01/2015 11:52

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