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Sport - football

Mercredi 30 novembre 2005

Le Yield Management est un outil de gestion encore peu connu. Il recouvre l’ensemble des techniques visant l’augmentation du revenu global à travers l’optimisation de la gestion des capacités. Il est « utilisable » par les entreprises proposant un service caractérisé par des coûts fixes importants et une certaine inertie au niveau des capacités proposées. Ce système de gestion a vu le jour dans les années 1980 dans le transport aérien. 

Quelques exemples concrets : Une société d’organisation de concerts devra faire face à des coûts quasi-similaires quel que soit le nombre de spectateurs, même chose pour Air France qui ne voit pas ses coûts évoluer en fonction du nombre de passagers. Le Yield Management permet donc d’ajuster le prix de vente en temps réel afin d’optimiser le revenu global, ceci explique pourquoi les tarifs d’avion, de train, d’hôtel diffèrent selon la date de réservation. 

On peut donc légitimement se demander quel est l’intérêt pour un club de football d’adopter cette technique ? 

La plupart des clubs de ligue 1 ne sont pas propriétaires de leur stade. Ils n’ont donc d’autre choix que de louer celui-ci, et le prix est fixe. Les prestations annexes (électricité, stadiers, hôtesses, service de nettoyage…) s’ajoutent à ce coût initial et évoluent également très peu. En définitive, le club doit régler à peu de chose près la même note à chaque match sans aucune certitude sur ses recettes de billetterie. Ces dernières représentent en moyenne 18 % des recettes globales sur une saison (source DNCG saison 2003-04), leur optimisation est essentielle pour un club. 

Quel serait donc l’apport du Yield Management ?

La mise en place de cet outil est donc un moyen d’ajuster en temps réel le prix des places afin de voir plus souvent ce genre de photo (ci dessus). Et à l’image des voyages de dernière minute, on peut imaginer que le responsable billetterie décide de baisser le prix des places car le nombre de places vendues est insuffisant. Dans le cas ou le nombre de places disponibles deviendrait rare par rapport à la demande, une revalorisation du prix à la hausse permettrait d’augmenter les recettes. Pour les spectateurs, c’est la possibilité de profiter d’un service de qualité équivalente tout en obtenant des tarifs plus attractifs.

Vous l’aurez compris, le Yield Management est basé sur le système de l’offre et de la demande. Mais d’autres critères sont également pris en compte (affluences habituelles, influence climatique, derniers résultats, classement…) et permettent d’anticiper le niveau de demande et donc de fixer le prix des places. 

Amateurs de statistiques et persuadé que le Yield Management peut accroître les revenus des clubs de ligue 1, j’ai réalisé un tableau d’analyse d’affluences sur différents clubs sur la saison 2004/05 à partir des données fournis par la LFPCette étude permet d’observer par exemple que tous ces clubs ont eu un taux de remplissage supérieur à la moyenne pour leurs matches joués au printemps (quatre derniers matches de la saison). Les matches joués contre des équipes voisines (géographiquement) sont également un facteur influencant le remplissage des stades. 

Le Yield Management s’appuie sur ce genre d’étude pour fixer les tarifs selon les matches, mais l’étude doit porter sur plusieurs saisons et sur un nombre de critères plus exhaustifs. 

JJD 

Etudes personnelles sur les affluences 2004/05 :

- stat (AJA, ASM, ASSE, FCSM, OL, OM, RCS)

- stat retransmission 04/05

- stat Ligue des champions

Par JJD
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Mardi 13 décembre 2005

 

1,578 millions d’euros par match ! C’est la somme que paiera Canal + pour la diffusion exclusive des saisons 2005/06, 2006/07 et 2007/08 de football. Au total, 1,8 milliards d’euros seront investi dans la ligue 1 par la chaîne. Avec une augmentation de 466% en sept ans, il n’est pas insensé de se demander si un retour sur investissement (ROI) est possible ?

Les saisons dernières, la chaîne cryptée déboursait 305 millions contre 70 millions pour son concurrent TPS. Le football représentant une des principales sources de recrutement de nouveaux abonnés, les deux protagonistes avaient annoncé publiquement leur volonté de miser sur cette vitrine. Résultats : un passage des droits TV de 375 millions d’euros à 600 millions. Ces 60% d’augmentation ont réjoui l’ensemble des clubs de ligue 1 qui vont récolter les fruits de cette augmentation.

Avant l’attribution de ce marché, Canal + comptait 4,88 millions d’abonnés (à sa chaîne principale). A l’annonce du résultat, Michel Denisot, directeur des sports de l’époque, se réjouissait et envisageait d’atteindre « le cap des 5 millions d’abonnés » ! Ce qui représente seulement 120 000 abonnés de plus… L’abonnement à Canal + numérique valant 29,9 €, il faudrait selon mes calculs 1 672 241 nouveaux abonnés pour amortir cet investissement (et les frais liés à la diffusion des matches viennent encore s’ajouter aux charges de la chaîne).

Avec cette offre disproportionnée, Canal voulait absolument obtenir l’exclusivité afin d’éviter les risques de fuites d’abonnés liés à l’éventuelle victoire de TPS. L’opérateur a donc sauvé sa peau mais à quel prix (1,8 milliards).

La solution qui permettrait d’espérer un ROI, que nos voisins européens ont appliqué depuis un certains temps déjà, serait la fusion entre Canal et TPS. On en parle d’ailleurs de plus en plus et ce pour différentes raisons.

- La guerre concurrentielle pousse à la surenchère (les droits TV de la ligue 1 en sont la preuve) et donc à la ruine des groupes.

- Le succès grandissant de la TNT (télévision numérique terrestre) diminue l’attractivité des bouquets.

- Le développement de la télévision par internet rend les deux groupes dépendants des opérateurs téléphoniques.

En définitive, l’union fait la force sera peut-être le nouveau slogan chez Canal et TPS. Mais ce mariage (des deux bouquets) ne sera pas le bienvenue pour tout le monde…

JJD

 

 

 

Par JJD
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Jeudi 15 décembre 2005

(logo réalisé par mes soins)

Le 10 décembre 2004, l’ensemble des clubs de ligue 1 étaient à la fête. Leur cadeau de noël (arrivé avec un peu d’avance) n’était autre que l’offre record de Canal Plus de 1,8 milliards d’euros sur trois saisons pour l’acquisition des droits TV du championnat. La presse voyait déjà en cette annonce la fin du gouffre entre les moyens financiers des clubs français et ceux de leurs homologues européens. Seulement, un an après (jour pour jour), l’annonce publique de négociations avancées entre TPS (M6 et TF1) et Canal Plus (Vivendi Universal) en vue d’une fusion de leurs bouquets satellite a fortement freiné l’engouement général.

En effet, si la chaîne cryptée est allée aussi loin en terme d’investissement (60% de plus que les dernières attributions), c’est principalement due à la présence de TPS qui avait émis le souhait de miser sur le football pour accélérer son développement. Le dicton « Aux grands maux, les grands remèdes » a été appliqué à la lettre chez Canal +.

Seulement rentabiliser un tel investissement est extrêmement compliqué voire même impossible (voir article), par conséquent les deux ennemis sont en pourparlers dans le but d’enterrer la hache de guerre.

A la clé :

- La fin des « enchères folles » qui mettent en péril la pérennité des deux groupes.

- La constitution d’un groupe puissant pour ne pas se rendre dépendant des opérateurs téléphoniques dans ce contexte de développement massif de la télévision mobile et par internet.

- La possibilité de contrer l’essor de la TNT qui se présente comme un réel concurrent des bouquets satellite.

Seulement la ligue professionnelle de football voit d’un mauvais œil cette éventuelle fusion. En effet, seul trois sociétés ont participé à l’appel d’offre des droits TV l’année dernière : Canal, TPS et France Telecom. Cette dernière n’ayant répondu qu’au lot n°4 avec une offre de 15 millions d’euros contre 110 et 67,5 pour canal et TPS.

Par conséquent, la fusion placerait CanalTPluS en position de quasi-monopole, La prochaine offre serait donc certainement très loin des 600 millions par saisons. Les clubs de ligue 1 ont donc tout intérêt à ne pas se laisser aller en augmentant leur train de vie sous couvert des droits TV, car au-delà de 2008, la chute risque d’être violente.

D’ici là, il est encore possible de voir de nouveaux prétendants à l’acquisition des droits TV tel que les fournisseurs d’accès internet, ou les opérateurs téléphoniques apparaître sur le marché. Seulement auront-ils les moyens de proposer des offres équivalentes à l’éventuel futur géant CanalTPluS. L’avenir nous le dira…

PS : CanalTPluS, terme utilisé à deux reprises dans cet article pour désigné le résultat de la fusion entre Canal + et TPS n’existe pas à ma connaissance.

JJD

Par JJD
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Jeudi 12 janvier 2006

La rénovation ou la construction d’un stade nécessite un investissement important de la part des clubs, des collectivités (et aussi des contribuables…). Et le rentabiliser est extrêmement difficile principalement à cause du fait qu’il n’est utilisé que toutes les deux semaines (sans compter les coupes). Les clubs Anglais l’ont bien compris et ont mis en place des solutions qui intéressent de plus en plus les clubs de l’hexagone.

Prenons l’exemple de Manchester United qui utilise son stade, Old Trafford, pour l’organisation des matches à domicile évidement mais pas seulement. En effet, c’est également un centre de conférence mis à la disposition des entreprises pour leurs séminaires et autres réceptions ; Il accueille également la boutique officielle ainsi que le musée du club ; on y trouve également un bar.

Les clubs français ont encore trop l’habitude d’utiliser leur stade uniquement les soirs de match. Manchester est un bon exemple mais on peut également envisager l’ouverture de restaurants, de discothèques, de magasins voire même d’hôtels. Ainsi les stades ne seraient plus de gigantesques structures vides les trois quart du temps mais deviendraient de véritable lieu de vie et surtout seraient rentables.

Une autre solution pour diminuer le coût d’un stade est de faire participer des investisseurs privés au travers du « naming. » On peut définir le naming comme le baptême du stade, à ceci prêt que le nom est souvent celui de l’investisseur. On le voit déjà à Arsenal ou le futur stade portera le nom « Emirates Stadion», le Bayern Munich reçoit désormais ses adversaire à « l’Allianz Arena », Bolton au « Reebok stadium. » Benfica a également mis en vente le nom de son stade, le montant : 5 millions d’euros par saisons.

Ainsi, en 2013, on peut imaginer qu’un supporter vienne à « l’Adidas Park » (nouveau nom du stade vélodrome de Marseille) en début d’après midi afin de faire quelques achats à la boutique officielle mais aussi chez Sport 2005 et Multisport avant de retrouver ses amis au « Phocéen » (le bar du stade). Afin de ne pas s’installer en tribune le ventre vide, tous décident de s’arrêter au « Vel’ » (le restaurant du stade). Après le match, notre petit groupe décide de retourner fêter la victoire au Phocéen avant de finir la soirée au « Maracana » (la discothèque du stade). Conscient d’avoir abusé de la boisson locale, nos supporters préfèrent dormir sur place au « Mistral », l’hôtel du stade. Le lendemain, avant de repartir, le groupe d’amis décide de finir en beauté en visitant le musée du club. Seulement ce dernier est fermé car l’Adidas Park prépare le congrès national d’archéologie sous-marine et l’INRA (Institut National de Recherche Aquatique) a souhaité réservé également le musée.

JJD

PS : tous les noms de la fiction ont été imaginés

Par JJD
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Mercredi 25 janvier 2006

Les droits TV du football italien ne sont pas gérés de la même manière qu’en France. En effet, les clubs sont libres de négocier individuellement leurs droits avec les opérateurs. Un système qui ravit les grands clubs tel que le Milan AC, la Juventus de Turin ou l’Inter Milan mais qui creuse d’avantage l’écart avec les équipes moins médiatiques du championnat. Ainsi l’accord entre la Juventus et Mediaset pour l’acquisition des droits pour la période 2007-2009 s’élève à 248 millions d’euros alors qu’on parle d'une négociation autour de 60 millions pour le club de Palerme.

Seulement le groupe appartenant à Silvio Berlusconi entend rentabiliser cet investissement. Ainsi Mediaset vient de vendre les droits satellites de la Juve au bouquet Sky Italia pour un montant de 157,3 millions d’euros. On peut donc imaginer que Mediaset poursuive sa commercialisation morcelée des droits de la Juve et parvienne à les vendre plus chers que les 248 millions investits. L'idée selon laquelle le groupe vienne taper à la porte de Canal + ou d'autres opérateurs étrangers a sans doute déjà traverser l'esprit du groupe italien.

JJD

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Jeudi 2 mars 2006

Le football Français souffre depuis longtemps de ne pas être compétitif par rapport aux autres championnats européens. Principale mise en cause : les moyens financiers. En effet, les clubs Français disposent de beaucoup moins de ressources que leurs homologues Européens, ou plutôt de beaucoup plus de contraintes (DNCG, interdiction d’entrée en bourse, fiscalité élevée). Ceci permettant d’éviter des situations comme en Italie ou la série A a perdu quelque 400 M€ la saison dernière (contre seulement 32 M€ en France). Seulement les contraintes sont en train de diminuer. En effet, les clubs Français sont, depuis le 31 janvier dernier, autorisé à entrée en bourse (à certaines conditions). Jean François Lamour, ministre des sports ayant du céder face à la directive européenne. De plus, Frédéric Thiriez, président de la LFP , a déclaré le 27 février, que la ligue négociait avec la Française des Jeux afin de pouvoir toucher un pourcentage des gains enregistrés par les jeux de paris sportifs comme le "LotoFoot" et "Côte et Match". 

En cas d’accord, on peut s’attendre à ce que la Fédération Française de football, en proie à de loures difficultés financières, négociera à son tour afin de pouvoir percevoir une partie des gains enregistrés par les jeux portant sur l’équipe de France. 

En conclusion, on constate que le football Français est en train de procéder à de nombreux changements visant à réduire l’écart avec leurs concurrents européens. Et lorsque l’on voit les palmarès des clubs les plus riches du monde (Real Madrid, Manchester United, Milan AC, Juventus, Chelsea…), on ne peut que se réjouir des actions allant dans ce sens.

JJD

Par JJD
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Mardi 11 avril 2006

Absent pendant de longues années du paysage audiovisuel footballistique français, M6 a depuis manifesté son intention d’accorder une plus grande place au ballon rond dans sa grille de programmes. Canal Plus et TF1, les protagonistes historiques du milieu, doivent donc faire face à un nouveau challenger ambitieux.

M6 participe désormais à la plupart des appels d’offres concernant le football, qu’il s’agisse du championnat de ligue 1 Orange, de l'émission hebdomadaire (Téléfoot), des coupes nationales et européennes et même de l’Equipe de France.

Et les résultats sont là : la chaîne diffuse depuis 2004 la finale de la coupe de l’UEFA. De plus, séduit par les audiences de cette saison (4,1 millions de spectateurs ont suivi la finale de la coupe Intertoto opposant l’OM à La Corogne), elle vient de re-signer avec l’Olympique de Marseille un contrat de trois ans pour la diffusion de ses matches à domicile en coupe d’Europe (Intertoto, UEFA et phase qualificatives de la ligue des champions). Mais sa plus belle réussite reste l’acquisition des 31 matches (sur 64) de la prochaine coupe du monde en Allemagne.

Cependant, même si ces succès lui permettent d’acquérir une certaine crédibilité, on constate également les difficultés pour M6 de s’imposer comme acteur majeur du secteur. En effet, Canal Plus et TF1 n’ont aucun mal à l’écarter de leurs « marchés prioritaires » (Téléfoot et l’Equipe de France hors phases finales pour TF1 et la ligue 1 Orange pour Canal). Le groupe vient même de se faire doubler par un duo inédit constitué d’Eurosport et France Télévisions pour l’attribution des droits pour la coupe de France.

Seulement, bien que devant encore se contenter d’un rôle de trouble fête sur les appels d’offres majeurs, on peut imaginer une stratégie visant à obtenir les marchés secondaires (UEFA, coupes nationales, championnats étrangers…) délaissés par les ténors afin gagner en expérience et en crédibilité, avant de les attaquer de front sur les compétitions les plus rentables.

JJD

 

 

 

Par JJD
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Vendredi 28 avril 2006

Malamine Koné, président fondateur de la marque Airness , vient de fêter ses six ans d’existence. Cet anniversaire était à la hauteur du succès de la marque avec des personnalités en tout genre (Papin, Giresse, Guy Roux, Mahyar Monshipour…) avec comme théâtre le stade de France. En effet, en si peu d’année, la panthère (logo d’Airness) s’est développé dans de nombreux domaines : Sportswear, équipementier extra-sportif avec entre autres Drogba et Cissé, équipementier sportif avec les clubs de Nantes, du Stade Rennais, de Boavista, mais également l’équipe national du Mali en attendant Lille, Auxerre et Fulham dans les saisons à venir. Mais l’ambition d’Airness ne s’arrête pas là puisqu’elle s’attaque désormais au monde du basket (SLUC Nancy) et du rugby (SC Bourgoin-Jallieu).

Et là ou Koné affiche des ambitions que l’on peu jugé démesurées (quoique), c’est en annonçant sa volonté de poser sa griffe sur les maillots de l’équipe de France et de celle du Cameroun, deux institutions du monde du football. « L’équipe de France doit être équipée par un marque Française », voici l’argument du fondateur de la marque qui avait fait sourire les ténors du marché tel que Nike Adidas et Puma à ses débuts.

Il n’empêche qu’aujourd’hui, la panthère dévorre petit à petit les parts de marché de ces acteurs historiques.

Liste non exhaustive du tableau de chasse d’Airness depuis son lancement:

Football : Stade Rennais, FC Nantes Atlantique, Valenciennes FC,  Boavista, Lille (dès 2006/07), RC Genk (dès 2006/07),  Fulham (dès 2006/07), Auxerre (dès 2007/08). Equipe national du Mali, de la Guinée, du Congo

Personnalités : Djibril Cissé, Didier Dorgba, Sylvain Wiltord, Sébastien Frei, Daniel Van Buyten, Luis Fernandez, Guy Roux, Mahyar Monshipour

Basket :SLUC Nancy, Levallois

Rugby : SC Bourgoin-Jallieu

Par JJD
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