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Marketing

Jeudi 10 novembre 2005

En sillonnant les linéaires des grandes surfaces, impossible de ne pas être attiré par les innombrables sollicitations des packagings. Le visuel tient une place de plus en plus importante dans la décision d’achat, à tel point que certains producteurs n’hésitent pas à miser d’avantage sur le packaging que sur le produit lui-même.

Au départ utilisé comme outil de communication et de différenciation, l’emballage est quasiment devenu le critère numéro un pour les consommateurs. Exit les banales « -20% » et « + 30% gratuits » devenus avec le temps de moins en moins efficaces, désormais l’accent est mis sur le design et la praticité. 

Les industriels l’ont bien compris et essaient même de redonner une seconde jeunesse à leurs produits non plus en modifiant la recette mais repensant le packaging, le conditionnement voire simplement le système d’ouverture. Et les résultats sont là. Les consommateurs sont prêts à débourser plus pour un produit qui leur apporte un supplément en terme de confort d'utilisation.

Il n’est donc pas rare de voir une communication publicitaire plus axée sur ces avantages pratiques que sur les qualités intrinsèques du produit. Les meilleurs exemples sont ceux du Crak’n’choc de Lu et des bières Bavaria. Tous deux ont axé leur communication sur l’originalité des systèmes d’ouverture : la barre biscuitée que l’on ouvre en la craquant en deux et la bière qui se décapsule comme on enlève une goupille de grenade. Ingénieux, n’est-ce pas ?

JJD

Inspiration : Marketing Magazine (Novembre 2005)

Par J@N'S
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Jeudi 10 novembre 2005

Déjà leader sur la plupart des marchés sur lesquels il exerce, le géant américain du sportswear ne cesse d’augmenter ses parts de marchés. Sa recette : apporter au consommateur les produits adaptés à ses besoins. Enquête sur cette stratégie de marketing one to one ?

Une restructuration complète 

Auparavant, Nike inondait les marchés avec des produits standards fabriqués à bas prix. Pour ce faire, l’Asie servait de centre de production, la recherche et développement était quasi-inexistante et la publicité était l’élément clé de la réussite de la firme au swoosh (mieux connu sous le nom de virgule en France). Seulement cette stratégie ne suffisait pas à assurer les objectifs de croissance face à une concurrence agressive et très bien implantée (ex : Adidas dans le monde du football).  

Le géant Américain a donc décidé de changer d’orientation en se restructurant. Acquisitions de sociétés (Converse, Hurley), diversification (sport féminin, skate, chaussures à moins de 50$...) et réorganisation (recrutement de pointures) ont particulièrement marqué ce changement de cap. Sans oublier que Nike a fait d’énormes efforts au niveau logistique puisque les délais de mise sur le marché ont diminué de plus de 35% et la fabrication n’est désormais lancée qu’à partir de commandes fermes. 

Une approche du marché optimisée 

Nike a également corrigé sa couverture du marché. Cette multinationale use désormais du marketing one to one afin d’apporter le produit adéquat en fonction du pays, de l’utilisation, du sexe et même de la morphologie du consommateur! Et ce, grâce à de nombreux investissements dans des centres de recherche scientifique. La firme de Phil Knight propose même de personnaliser ses chaussures sur son site nikeid.com 

Toujours dans cette logique de rapprochement du consommateur, Nike abandonne progressivement ses Nike Town (boutiques géantes de 5000 m²) au profit de plus petites mais plus nombreuses franchises.  

De plus, afin d’accroitre encore la rentabilité, Phil Knight propose ses modèles sports (Total 90, Tiempo, Air…) sur le marché du streetwear (avec quelques modifications car crampons et bitume ne font pas bon ménage…). 

Quant aux canaux de distribution, la marque ne se limite plus à commercialiser ses produits dans les boutiques de sport, on les trouve aussi dans les rayons de luxueux magasins. 

Une communication massive 

Le seul point qui n’a que très peu évolué reste la stratégie publicitaire. La marque dépense plus de 13% de son chiffre d’affaires dans le sponsoring d’athlète. Ainsi on retrouve les stars brésiliennes (Ronaldo, Ronaldinho, Roberto Carlos), Africaines (Drogba, Eto’o) mais également européennes (Henry, Van Nistelrooy, Rooney) ventant les mérites des produits estampillés Nike. 

Ce qui a changé c’est l’image que souhaite diffuser Nike sur le marché. Après le scandale de 98 et des ballons de foot fabriqués par des enfants asiatiques, la firme veille. De nombreuses actions sont menées en faveur de la crédibilité de la marque. La participation aux œuvres caritatives orchestrée par les athlètes est devenue systématique (opération « stand up speak up » lancée par Thierry Henry). 

La crédibilisation des produits est également un des objectifs majeurs, c’est pourquoi les nombreux investissements en recherche et développement sont régulièrement validés scientifiquement par des organismes spécialisés indépendants et réputés. 

En définitive, on s’aperçoit que Nike a su revoir sa copie et ce malgré sa position de leadership. Bien lui en a pris car aujourd’hui le géant Américain va bientôt dépasser Adidas sur le marché des chaussures de football, alors qu’il y a encore dix ans, Phil Knight n’était encore qu’un béotien dans ce milieu. Leadership mondial, implantation réussie sur de nouveaux marchés, résultats en hausse, la firme au swoosh surfe sur la vague du succès, mais attention, Adidas n’a aucune intention de se laisser faire et le prouve avec le rachat de Reebok 

JJD 

Inspiration : Challenges n° 5 du 29/09/2005 au 05/10/2005

 

Par J@N'S
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Mercredi 4 janvier 2006

Microsoft est entrée sur le marché des consoles de jeux en 2001 avec la Xbox. Malgré son statut de débutante et la forte implantation de Sony (avec la PS 2), la firme de Redmond a tout de même écoulé plus de 22 millions d’unités dans le monde.

Aujourd’hui, Bill Gates veut passer la vitesse supérieure grâce à sa Xbox 360, petite sœur super-puissante de la Xbox. En effet, aucune console n’a atteint un tel niveau de performance. Et pour assurer son succès, il a programmé son lancement juste avant les fêtes de fin d’année et bien avant l’ennemi juré Sony (qui sortira sa PS3 en 2006 théoriquement).

Bryan Lee, le directeur financier de la branche Xbox, a déclaré tabler sur trois millions de Xbox 360 vendues dans les trois mois suivant le lancement ! Les actions marketing ont donc été à la hauteur de l’objectif : ouverture des grands magasins à minuit le jour J aux Etats-Unis et en France (comme la Fnac aux champs Elysées), possibilité de réserver sa machine avant la sortie, campagne de communication TV massive, opérations séduction par le biais de stars (cf photos Paris Hilton)…etc

Les résultats sont là puisque la machine est en rupture de stock aux Etats-Unis et en Europe, et ce quasiment depuis son lancement. A tel point qu’on se demande si Microsoft est à l’origine se cette pénurie ou si elle la subie ?

L’hypothèse selon laquelle le géant de Redmond a orchestré cette rareté peut paraitre audacieuse mais quoi de plus flatteur que d’annoncer à la presse qu’il y a une telle demande que la production ne suffit plus. La console gagne alors en attractivité. Après tout, si tout le monde la veut, c’est qu’elle vaut le coup ! Ceci expliquerait le fait que les revendeurs reçoivent leurs livraisons au compte goutte et sans en être informé. Résultat, le consommateur, voyant qu’il une voire deux consoles dans le rayon ne réfléchit pas deux fois et passe en caisse (en oubliant presque son prix : de 299 à 399€). Cette stratégie est excellente mais ô combien dangereuse. En effet, à force d’entendre le refrain « désolé, on en a plus et on ne sait pas quand on sera livré », les clients sont de plus en plus mécontents et risquent de renoncer à leur machine.

D’un autre côté, il semble improbable que tout soit programmé. En effet, même si on sait que Microsoft n’est pas dans le besoin, comment peut-on imaginer que l’entreprise dépense des millions dans des campagnes de promotion dans le monde entier pour au final ne distribuer qu’une poignée d’Xbox 360? Cette théorie auraient été valable si les consoles avaient été miraculeusement livré avant noël afin de satisfaire tout le monde. Mais nombreux sont ceux qui avaient prévu de mettre leur machine sous le sapin et qui ont du retrouver des cadeaux de dernière minute du fait de la pénurie.

Selon moi, Microsoft avait opté pour une stratégie autour de la rareté mais elle a ensuite perdu le contrôle de la situation. Et une fois de plus c’est l’image de l’entreprise qui empathie. Heureusement, le géant de Redmond se rattrape sur la qualité de cette console (qui n'est pas seulement une machine de jeu d'ailleurs). Et n'oublions pas que Bill Gates et ses équipes ont déjà démontré par le passé que Microsoft ne fait jamais rien au hasard...

Reste maintenant à savoir si Sony fera mieux lors de la sortie de la PS 3. Une chose est sûre, la question du phénomène de rareté ne se posera pas car ils auront tout intérêt à inonder rapidement le marché afin de contrer l'énorme succès de la Xbox 360. L’avenir nous le dira.

 

JJD

Liens :

Microsoft

Xbox360

Sony

publicité Xbox

Par JJD
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Mercredi 18 janvier 2006

Chasse gardée des cigarettiers il y a encore quelques années, le sponsoring de la formule 1 voit arriver depuis ces derniers temps de nouveaux prétendants. On pourrait donc imaginer que les écuries ont désormais un choix plus large et font monter les enchères (bien que la F 1 soit déjà réputé pour être le sport le plus couteux en termes de sponsoring).

Au contraire, l’arrivée de ces nouveaux protagonistes fait suite aux retraits consécutifs des marchands de tabac. En effet, la nouvelle législation européenne anti-tabac, entrée en vigueur en 2005, interdit aux écuries et aux organisateurs de communiquer sur ces marques. Marlboro, Camel, Lucky strike, Mild Seven, West et consorts se voient donc censurer dans 10 grands prix sur les 19 du championnat. Les investissements pharaoniques ne sont donc plus justifiés. A ce jour, Lucky strike, Mild Seven et West ont déjà fait le choix de se retirer du circuit.

C’est pourquoi, les écuries arborent de nouvelles carrosseries aux noms de Vodafone (Ferrari et bientôt Mc Laren), Telefonica (Renault), O2 (BMW) et Intel (Sauber). Et ce n’est que le début puisqu’on parle de discussions entre Ferrari et Alice.

On assiste à une véritable passe d’armes entre les cigarettiers et les opérateurs téléphoniques sur les circuits de F1.

JJD

Par JJD
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Lundi 23 janvier 2006

La coupe du monde 2006 en Allemagne est l’évènement sportif de cette année 2006 et les acteurs du marché vont mettre en œuvre d’importantes campagnes de communication afin de profiter des effets très positifs de cette manifestation sur les ventes d’articles de sport.

Ainsi, Puma profite de sa forte présence dans la coupe d’Afrique de nations pour lancer les festivités avec son spot de promotion de sa V1.06, sa nouvelle paire de chaussure de football.

Il sera bientôt rejoint par Nike qui va lui aussi lancer son nouveau modèle pour le mondial Allemand. Enfin nul ne doute qu’Adidas, qui évoluera sur ses terres, disposera d’un budget suffisant pour marquer l’événement de son empreinte également.

Pour les équipementiers, les années de coupe du monde sont cruciales. En effet, en 1998, avec la victoire de l'équipe de France, Adidas a vendu plus de 500 000 maillots de l’équipe de France (dont plus de 450 000 lors des trois derniers matches du mondial) ainsi que près de 300 000 maillots « la victoire est en nous ». Cette année 1998 a permis à la filiale Française d’augmenter son chiffre d’affaires de 48% entre 1997 et 1998.

La bataille pour une victoire en coupe du monde dans les linéaires est donc lancée entre les trois ténors du marché.

On peut donc s’attendre à voir très prochainement les joueurs et équipes nationales à l’affiche des spots publicitaire des marques. Et les protagonistes du monde sportif ne seront pas les seuls à utiliser l’image de sportifs pour promouvoir leur produit puisque Danette diffuse en ce moment un spot avec la participation de Lilian Thuram. Tout comme Deschamps avec les biscuits Lu et Marcel Dessailly avec SFR ou encore Robert Pirès avec Petrol Han l’avaient fait ces dernières années.

JJD

Spot de Puma (19,6 Mo)

Equipes Adidas : Allemagne, Argentine, Espagne, France, Japon, Trinidad et Tobago.

Equipes Nike : Australie, Brésil, Corée du Sud, Croatie, Etats-Unis, Hollande, Mexique et Portugal.  

Equipes Puma : Arabie Saoudite, Cote d'ivoire, Ghana, Iran, Italie, Paraguay, Pologne, République Tchèque, suisse, Togo, et Tunisie.

Budgets publicitaire :

Adidas : 1 Md $

Nike : 1,8 Md $

Puma : 220 M $

 

 

Par JJD
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Vendredi 6 octobre 2006

A la sortie d’une coupe du monde Allemande qui a passionné les téléspectateurs, l’UEFA prépare minutieusement son Euro 2008, l’équivalent de la coupe du monde à l’échelle européenne, avec les pays organisateurs, la Suisse et l’Autriche.

Pour ce faire, la première instance footballistique européenne a attribué à Sportfive la gestion exclusive des droits télévisés. Spécialiste en la matière, la société fondée par Gérard Darmon compte bien mettre en avant les excellentes audiences de la coupe du monde afin de maximiser ses profits en revendant ses droits aux médias des différents pays intéressés. Elle vient d’ailleurs de trouver un accord avec TVR pour la diffusion de la compétition en Roumanie.

Pourtant, dans l’hexagone, les négociations s’annoncent plus compliquées que prévu. En effet, TF1 et M6 semblent vouloir rester sobre dans leurs propositions. Les deux groupes ne souhaitent pas revivre une confrontation comme celle entre TPS et Canal Plus pour l’attribution des droits du championnat de ligue 1. Nul besoin de rappeler que Canal Plus avait remporté l’appel d’offres en proposant plus de 600 millions d’euros par saison, un investissement qui avait placé le groupe de Bertrand Méheut dans une position financière délicate.

A ce jour, aucun accord n’a donc été trouvé entre le détenteur des droits et les médias intéressés. Il est peu probable qu’une telle compétition ne soit pas retransmise sur nos écran, mais on constate tout de même que le foot business, même s’il continue à se développer dans d’autres secteurs comme la bourse, tend à se « raisonnabiliser » au niveau des droits TV.

 

Liens :

Sportfive

Euro 2008

TPS

Canal Plus

TVR

Fusion Canal + TPS : un danger pour le football français? (15/12/2005)

Canal +, le retour sur investissement est-il possible? (13/12/2005)

Par JJD
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